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La Balise de Bella Lui
est de nouveau opérationnelle, son
n°
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079 860 27 97 |
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Bravo et merci à tous ceux qui ont participés à sa
remise en état
2012.01.26
5ème
Bella-Lui’ch Classic : une édition pas pour les pédés !
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Beaucoup d’appelés, nombre de soupirants, et finalement des
élus d’exception pour la 5ème édition de la Bella-Lui’ch Classic
samedi 7
janvier 2012 !
Au cours de la semaine qui précède, les prévisions météo sont des plus
pessimistes. Le jeudi, la tempête Andréa balaye la Suisse de vents très
violents, avec des pointes à 270 km/h auprès du glacier d’Aletsch (pfuii,
seulement 2 heures vent dans le dos pour battre le record du monde de
distance…), et des bourrasques qui font dérailler le télésiège de
Bella-Lui ! Qu’on se rassure, aucun piéton ni autre indésirable parapentiste
n’était embarqué lorsque les cables ont sauté… Les annonces d’annulation
affluent : « tu comprends, les enfants à garder…la route qui s’annonce
mauvaise… », et quelques bizarres suggestions aussi : « ne faudrait-il pas
repousser d’une semaine ?! » Comment expliquer poliment que, bin, la lune,
tu vois, c’est un cycle immuable, l’homme n’est rien face à la nature, la
lune elle s’en fiche comme la lune d’Andrea, on peut rien y faire, on aura
beau prier criser ou quoi, elle sera quand même pleine ce week-end… » Bref :
pas possible d’annuler !

L’inquiétude point au moment de rassembler le matériel : « si je suis seul
au sommet, est-ce qu’Olivier m’offrira les cafés Bella-Lui’ch des
absents ?! » Très vite chacun est rassuré, les équipes s’organisent, qui dès
15 heures, qui à 16, d’autres encore qui promettent de venir, mais plus
tard, compte sur moi, en tout cas, hein, espère pas te siffler mon café
Bella-Lui’ch, vieux poivrot ! (Comment il a deviné ?!). Arrivées à Cry-d’Err
en tête de peloton, les valeureuses Mireille et Catherine lancent un signal
de détresse: « les conditions sont dantesques, on avance à reculons, on y
voit que pouic, pas possible de poursuivre…». Heureusement, le discours est
rôdé, qui vient ragaillardir les motivations chancelantes : « bin, la lune,
tu vois, c’est un cycle immuable, l’homme n’est rien… etc… etc… ». Bref :
pas possible d’abandonner !
Une fois à Cry-d’Err, la rébellion s’installe dans les rangs masculins :
« finalement, ta théorie, la lune, tout ça, c’est bien joli, mais c’est
quand même nous qu’on a décidé de dire qu’on montait le PREMIER week-end de
pleine lune…pourquoi pas le deuxième, hein, ou le troisième, hein ?! ». Dans
de pareils cas de force majeure, ne pas hésiter à sortir les grands
arguments : « pas de soucis, mon Kwqrtzhw (tu te reconnais ?), on boira ton
café Bella-Lui’ch ! Et surtout, compte sur nous pour rien dire à Mireille et
Catherine ! ». Bref : tout le monde continue !
La montée vers Bella-Lui ressemble à un chemin de croix. Pour trouver le
souffle, il faut tourner la tête à l’opposé du vent qui souffle en rafales,
parfois à plus de 80 km/h sur la Crête de Bella-Lui. Pour une fois, personne
ne pense à tirer la bourre aux copains. Un seul mot d’ordre : arriver en
haut ! Pour les plus opiniâtres, la montée durera jusqu’à 1 heure entre Cry
d’Err et Bella-Lui !
Au restaurant, José accueille comme il se doit les rescapés sortis des
limbes de l’enfer: « Oun’ cafè Bella-Loui’ch ?! ». « Dos, amigo, je bois
celui de Mikouille qui arrivera jamais en haut ! » Et bien non, confirmant
l’adage que derrière tout « grand » homme il y a une grande femme, Karine
arrive au sommet tractant derrière elle son mari !
Au final, déjouant les pronostics les plus optimistes, c’est pas moins de 13
personnes qui parviennent au sommet, 13, et sans aucun abandon s’il vous
plaît ! 13 ? C’est un chiffre porte-malheurs ça, gaffe à la descente ! A
21h30, au moment où la horde repue s’élance vers les pistes, arrive chargé
comme un mulet -qui d’autre qu’un belge ?! - Olivier Jacob ! Sauras-tu
devenir lequel parmi les gaillards assoiffés aura alors lancé : « Eh les
gars, 13 c’est pas bon, et puis c’est une question de solidarité là,
retournons reprendre un café Bella-Lui !…» ?!
C
U @ sixth Bella-Lui’ch Classic, samedi 26 janvier 2013 !
Les photos
ICI
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2012.01.07
5ème Bella Lui'ch Classic
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La
5ème édition de la Bella-Lui’ch Classic, randonnée nocturne en
direction de Bella-Lui lors du premier
week-end de pleine lune de l’année aura lieu le samedi 7 janvier 2012
L’objectif
est de rallier Bella-Lui (2'543 m.) en fin de journée, à peau de phoque (ou
avec la dernière montée en télésiège, la cabine n’existant plus), pour
partager vers les 19h00 une fondue au restaurant de Bella-Lui et
effectuer ensuite la descente au clair de lune, à ski ou en parapente.
http://bella-lui.ch/

Cette
randonnée est ouverte à toute personne capable de commander un café
Bella-Lui en prononçant
« Oun Cafè Bella-Loui’ch ». Lors de chacune des précédentes éditions
plus de 40 personnes avaient relevé cet exigeant défi ! Si tout va bien,
Olivier Sandmeier devrait nous offrir le café comme lors de l’année
précédente.
Plusieurs
rendez-vous sont fixés pour effectuer la montée :
-Pour les sportifs : trajet Vermala-Bella-Lui, environ 900 mètres de
dénivellation. Rendez-vous à 16h00 à Montana-Vermala devant le restaurant
« Le Cervin ». Temps de montée projeté : entre 1h30 et 2h00
-Pour les randonneurs : trajet Vermala-Bella-Lui, environ 900 mètres
de dénivellation. Rendez-vous à 15h00 à Montana-Vermala devant le restaurant
« Le Cervin » Temps de montée projeté : entre 2h00 et 3h00.
-Pour les promeneurs : trajet Cry-d’Err-Bella-Lui, environ 350 mètres
de dénivellation. Rendez-vous à 16h00 à Cry-d’Err à la sortie des
télécabines de Crans-Cry-d’Err, devant la cabane du ski club de Crans. Temps
de montée projeté : entre 30 et 70 minutes.
-Pour les skieurs : Rendez-vous directement à Bella-Lui. Attention,
la dernière montée en télésiège à destination de Bella-Lui part à 16h00 de
Cry-d’Err. Prévoir de prendre la télécabine au départ de Crans-Montana au
plus tard à 15h30.
Chacun
est le bienvenu, alors n’hésite pas à inviter ton entourage à
partager ce moment unique de convivialité! N’oublie pas de te munir d’une
lampe frontale ou d’un flambeau pour la descente à skis! Les parapentistes
sont encouragés à également se munir de skis pour le cas où les conditions
de vent ne seraient pas favorables pour le vol. Cette sortie se fait sous
responsabilité individuelle mais les participants des éditions précédentes
t’accompagneront ou te renseigneront avec plaisir, en particulier sur les
dangers liés aux câbles des dameuses de piste lors de la descente.
L’inscription n’est pas nécessaire, tu peux décider au dernier moment de
participer !
En
espérant te compter parmi nous pour cette fantastique aventure !
Bella-Lui’ch
Classic
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2011.11.28 Petite
ballade automnale au Petit Bonvin |
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Malgré
un vent soutenu à la balise d'Anzère, nous décidons
Johnny, Michel et Max une ballade automnale au Petit
Bonvin en passant par la cascade de la Tièche. Pas
de vol, mais que des belles choses pour nos yeux,
des couleurs exceptionnelles !!!!! |
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2011.10.02
Soaring au Mt Blanc pour Gaemse et Olivier |
Petit
matin frisquet et départ en voiture du Haut-Plateau à 6h ou on se retrouve à
deux, Olivier et Gaemse, vu que le Néné nous fait faux-bon sous prétexte
d’une blessure (tu parles : mauviette, lâcheur, lopette dégonflé…). Après
1h1/2 de route, arrivée à Chamonix 1042 m, parcage du vhc sur le parking,
équipement et dernier contrôle du paquetage avant de se mettre en pôle
position de la queue pour acheter les billets afin de prendre la première
cabine pour l’Aiguille du Midi à 8h30 avec un levé de soleil sur les crêtes
tout autour de nous.
  
Arrivée à 3'842
m, admiration du paysage alentour à couper le souffle on joue les toutous
avec les photos d’usage. A la sortie de la grotte on s’équipe des crampons
puis on s’encorde et c’est le grand départ sur l’impressionnante arête de la
Vallée Blanche, pour redescendre vers 3’550m au bas du refuge des Cosmiques
pour l’entame de la (trop) longue ascension. Avec une cohorte d’une
quarantaine de montagnards parapentistes, d’ont une vingtaine seulement
iront jusqu’au sommet, dans un décor fantastique de neige de glace, de
crevasses, de plateaux et de faces nord approchant la verticale, on enchaine
le Mont Blanc du Tacul 4248m et
le Mont Maudit 4'465 m. Arrivé à quelques interminables
encablures du sommet, on voit déjà des voiles se gonfler puis prendre l’air,
le soulagement… Au bout de près de 6 h d’effort intense on se retrouve enfin
sur le sommet du toit de l’Europe à 4810 m ou nous attend le déco tant
espéré.
Le
temps de profiter du paysage grandiose, de digérer l’émotion, de récupérer
un peu, c’est le graal … Après un déco tout de même mouvementé vu les
variations substantielles du vent, on se retrouve en l’air pour un soaring
d’enfer qui ne trouve sa fin qu’en raison du froid. Le rêve de tout
parapentiste réalisé, pour une première tentative c’est la totale :
décollage possible et survol à 4908m pendant plus de 30 min du mythique Mt
Blanc.
Le retour sur le plancher des
vaches n’est plus qu’une formalité avec un vol plané dans l’amphithéâtre de
la mer de glace et le passage devant l’Aiguille du Midi au milieu de pics
plus beaux les uns que les autres. Pose sur le terrain de Cham avec des
images pleins la tête, que du bonheur, avec une grande bière avant de
rejoindre notre cher Crans-Montana, fatigués mais heureux !
Olivier et Gaemse
Les photos ICI
la vidéo ICI
Lien pour visualiser le vol :
http://www.xcontest.org/switzerland/fr/vols/details:gaemse/2.10.2011/13:39
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24.08.2011
Sortie
au Pigne d’Arolla, samedi 20 et dimanche 21 août 2011 |
Serait-il
possible qu’une fois encore les conditions pour notre sortie marche et vol
annuelle sur un 4'000 valaisan soient optimales ? Le jeudi, Sophie
s’interroge. Pour la rassurer, un petit coup de fil à Bournissen, gardien de
la cabane des Vignettes, un coup de grelot à Gaemse : les conditions en
montagne sont i-déa-les ! Le vent ? Annoncé faible ouest. Les températures ?
On se dirige vers des conditions similaires à l’été caniculaire de 2003 !
Yahou !
Le samedi, pas de bol, pour une fois le parking des caves Giroud est plein!
On n’est pas les seuls à connaître le filon, quelques-uns des participants
au Grand Raid occupent déjà les lieux. Un nouveau point de ralliement est
fixé aux Tennis à Bramois, regroupement dans les voitures, et en avant pour
41 kilomètres de montée jusqu’à Arolla. 1-2-4-7-11-13, Thérèse ! Il manque 4
personnes, compte tenu du fait que Catherine a été contrainte de renoncer en
raison d’un bras blessé qui n’aurait pas supporté le fastidieux portage du
sac de montagne. Et voilà que Maxou et Bertrand arrivent à tombeau ouvert.
Gaemse et Bidoche ?! Ils font quoi ces deux là ? Et bien ils tentent le coup
qu’ils fomentent depuis le début de semaine, ayant repéré l’annonce d’une
hauteur exceptionnelle des plafonds. A la base, c’est une idée à la Bidochon
que de ne pas se la fouler pour monter à la cabane, mais Gaemse est séduit
par l’aventure : décoller d’une vallée avoisinante, et poser en thermique à
côté de la cabane à 3'157 mètres d’altitude, de façon à être présent pour le
souper. Selon les conditions du jour, faible ouest, le choix du décollage à
Thyon 2000 paraît s’avérer judicieux.

A Arolla, les
uns et les autres font timidement connaissance, smack, enchanté, avant de
s’élancer en direction de la cabane. Il est 11h30, on devrait y arriver aux
alentours de 16h00, pic-nique en route y compris. Maxou et Bertrand, en
vieux routiniers de la course, laissent filer le groupe pour préparer
tranquillement leur matos. Devant, Sophie donne un rythme de vieux guide :
régulier, assuré, endurant. La troupe s’élève tranquillement dans une
chaleur écrasante. Maxou et Bertrand, affûtés comme des marathoniens, ne
devraient pas tarder à la rejoindre. A l’orée du glacier, petite halte pour
s’équiper, et se ravitailler. De Maxou et Trand, point ! Au bout du combiné,
ils se montrent rassurant : « si si, on est là, on est sur le plat, on s’est
juste un peu plantés au départ, mais on est là ! ». 40 minutes après, et
bien ils ne sont toujours pas là ! Bertrand nous racontera plus tard avoir
demandé 4 fois au Maxou –et obtenu invariablement la même affirmative
réponse- s’il était sûr de son coup en partant sur la droite de la rivière.
Résultat : presque 2 heures de trajet en sus pour atteindre la même
destination ! Ils nous avaient habitués à mieux, les briscards ! Pour les
autres, la montée avec la cabane en point de mire se poursuit. Les crampons
cramponnent, l’altitude se fait sentir, le souffle du glacier rafraîchit
l’atmosphère. Philippe, perclus de crampes, rassemble toute sa motivation
pour ne pas céder à la tentation de faire demi-tour, encouragé par ses
compagnons de cordée. Preuve de l’homogénéité ou plutôt de la solidarité du
groupe, tout le monde arrive à la cabane en file indienne. Le panorama est
grandiose. De toutes parts, de la glace ou de la roche. Pas un brin d’herbe,
pas un ! Ceux qui étaient présents il y a 2 ans confirment que la fonte des
glaciers n’est pas qu’une thématique à la mode : l’arête qui mène à l’étage
supérieur est toute nue, et le passage vers l’assaut final se fait
maintenant 50 mètres plus bas. On verra ça demain ! Pour le moment, Carlo,
qu’on n’aurait pas imaginé aussi chargé à la montée, sort la topette de
blanc ! Une petite brise chaude accompagne la contemplation du paysage : 24
degrés à 3'157 mètres à 17 heures, ça doit être la canicule en plaine !
« Allô Bidoche ? Vous êtes où ? Sur la route qui mène à Evolène ?! Et ce vol
d’approche alors ?! » Et bien le vol d’approche n’aura pas lieu. A Thyon, la
brise thermique cumulée à un vent d’ouest finalement soutenu a eu raison des
espoirs d’envol. Même pour des cadors comme Bidoche et Gaemse, se mettre en
l’air dans des conditions pareilles eût été déraisonnable. Quelques
automobilistes enthousiasmés par leur aventure les prennent en charge, et
c’est à 18 heures qu’ils débarquent à Arolla au pied de l’ascension vers la
cabane des Vignettes.
A la cabane, glouglouglou,
miamiamiam, l’ambiance bat son plein. La 7/10 d’un excellent pinot noir
n’est qu’à 29 frs., profitons-en pour hydrater les gosiers asséchés par de
lourds efforts. Soupe en entrée, spagh’ bolos, éclair au chocolat maousse :
qui a osé dire que c’est mieux qu’au Plaza ?! Bertrand amuse la galerie et
se trouve plein de points communs avec Anouck. Mireille doit avoir un peu
l’impression d’être la reine des abeilles. La bagarre fait rage pour
s’asseoir aux côtés de Romaine. Toute la troupe est suspendue aux lèvres de
Sophie qui relate son périple pédestre à travers la Suisse. A 22 heures, de
faibles lueurs percent la nuit au fond du glacier. « Hééééhoooo » s’exclame
la horde repue ! « Hééééhooo » répond Gaemse ! « Aaaaargh » fait Bidochon !
Une demi-heure plus tard c’est un Gaemse primesautier qui gravit les
dernières marches vers la cabane. Bidochon suit quelques mètres derrière,
exténué, jurant mais un peu tard, tel le corbeau de la Fontaine, qu’on ne
l’y reprendrait plus !
A l’étage, tout le monde
se bat pour dormir dans le dortoir des filles. Les arguments sont plus
fallacieux les uns que les autres: « je supporte pas les ronfleurs…y a plus
de place dans le dortoir numéro 4…les lits sont plus confortables ici… ». Un
petit Stilnox pour calmer les ardeurs, et zou, dans les bras de…mince…
Morphée !
Le lendemain la troupe
s’ébranle avant les 6 heures du mat’. A l’exception de Philippe, contraint
de demeurer en cabane en raison de ses crampes, tout le monde paraît en
bonne forme pour l’assaut final ! Au programme, un peu plus de 600 mètres de
dénivelé sur un glacier sincère, ne dissimulant aucune des failles qui
aurait pu rendre l’ascension périlleuse. Le souffle est court dans la
froidure matinale. D’autres cordées nous précèdent déjà. Pas grave, se
disent les Glode, Glen, Maxou, Gaemse, Bertrand, Christian et autre Bidoche,
qui dissimulent au fond de leur sac leur engin volant : on verra bien qui
sera le premier en bas ! Jean-Ba fait naître la suspicion parmi l’équipée :
comment fait-il pour tenir ce rythme sans s’être entraîné ?! Carlo entonne
la chanson du Petit cheval : tous derrière et lui : de-vant ! Claudi et
Pierre se jaugent du regard : lequel craquera le premier ?! En fin de
compte, tout comme dans la vie, les garçons s’épuisent à courir derrière les
filles…
Avant 10 heures, tout le
monde est au sommet, exalté par le spectacle qui s’offre tous azimuts. Les
plus hardis poussent jusqu’à l’arête sommitale pour la photo souvenir. Dans
la clarté du matin, le regard porte jusqu’à la ligne d’horizon. Là au fond,
c’est Derborence. Le barrage de la Dixence est un peu sur la gauche, en
contre-bas de la ligne de crête. Derrière, cet alignement de montagne se
situe déjà en Italie. Une petite impression de faire partie des privilégiés,
à l’heure où d’autres sont vautrés devant TeleFoot… Foin de rêveries, les
paralpinistes sont rappelés à la règle d’or du vol en haute-montagne : quand
c’est bon, faut pas attendre que ça soit meilleur ! Les voiles sont
rapidement étalées, et les départs se font réguliers dans la petite pétole
qui a le bon goût de s’établir de face. Réguliers ?! Oui, réguliers,
l’esprit de solidarité montagnard commandant de passer sous silence les
maladresses du « chamois » au moment de prendre son envol (il se
reconnaîtra)… Le vol est calme et balistique jusqu’à Evolène, sans les
ascendances qui auraient pu permettre d’en prolonger le bonheur. A peine une
petite demi-heure pour plus de 2'000 mètres de dénivelé sans effort !
Magique !
Au sommet, 3 cordées
s’organisent maintenant pour la descente. Le soleil fait fondre la glace qui
ruisselle abondamment. Il s’agit de ne pas traîner ! Anouk, première de
cordée, donne le tempo avec assurance, et les 600 mètres jusqu’à la cabane
sont rapidement avalés. A la cabane, petite halte pour récupérer Philippe
qui se lève de la grasse-mat’. On pousse encore jusqu’au pied du glacier
avant de faire une pause pour se restaurer. La descente est facile, dans une
glace mollachonne. La température s’élève rapidement au fil de la descente,
dans une journée qui s’annonce à nouveau caniculaire. Arolla est atteint
sans encombre dès 13 heures par une équipée fourbue mais joyeuse.
Narcisse, en régional de
l’étape, propose maintenant une grillade à Lannaz pour remettre les facteurs
sur le vélo (c’est une image bien sûr). Lannaz, magnifique petit village de
montagne, ses restaurants d’alpage voisins, où l’on sert des grillades qui
aiment à se faire désirer. C’est au moment où Christian commençait à perdre
patience qu’une flèche traverse l’horizon. Flap-flap-flap font les ailes de
Cupidon. « Catherine ! Christian(e) ! Qu’est-ce que tu fais là ?! Mais, et
toi donc ?! … » Jetons un voile de pudeur sur de tendres retrouvailles,
fermons les écoutilles, les grillades sont d’ailleurs enfin dans l’assiette,
c’est le moment de plonger son regard dedans en se remémorant la chanson
d’Hubert-Félix Thiéfaine : « l’amour le mord, l’amour le moud, l’amour ça
mord, l’amour c’est mou, l’amour ça meurt à la mi-août, sans mots sans
remords ni remous… ».
Assurément, il s’agissait
là du moment le plus mémorable d’un week-end exceptionnel ! C’était sans
doute vrai jusqu’à ce qu’Alex appelle pour nous faire le récit de la
fantastique créativité de notre ami Beat lors de son vol du même jour:
décollage aux Crêts-du-Midi vers les 15h00, courte montée dans le généreux
thermique devant le déco, pas trop hein, juste ce qu’il faut pour s’envoyer
directement sous le vent dans le val d’Anniviers, patiente attente dans les
déguelantes jusqu’à se trouver en face du pont de Niouc, virage à la limite
de la vrille, ressource, hop, arbrissage, puis tranquille glissade à flanc
de rocher jusque dans le ruisseau au fond de la vallée. On se demande
comment les Mike, Glode et Olivier Jacob feront mieux cette année pour lui
concurrencer la Gland d’Or !
A vos engins !
Les photos ICI
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23.06.2011 Marche et vole
Col de la Roue le samedi 25 juin 2011 |
Chers Membres,
Les prévisions météorologiques sont bonnes
pour ce week end. J'ai donc le plaisir donner les détails de la sortie à
l'Aprili.
Rendez-vous à 8h14 à la
chapelle de l'Aprili. Prenez avec vous votre parapente et une sellette
légère si possible car la marche jusqu'au col de la roue dure 2 heures.
Il va de soit que des chaussures adaptées à la marche sont nécessaires.
Nous décollerons du Col de la Roue
au environ de 10h30. L'attero à l'Aprili sera suivi d'un petit apéro
pour nous ouvrir l'appétit pour le repas qui suivra chez Joerg à
l'Aprili.
Pour ceux qui ne se sont pas inscrits, pour
des raisons de logistique (essentiellement nourriture), je vous
demanderai de me contacter si vous voulez participer.
Pour toutes questions supplémentaires
n'hésitez pas mon numéro de natel est le 078/883.07.26
Meilleures Salutations,
votre dévoué président
Ben
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17.04.2011 De Crans
à Trun (GR) !!!!!! |
Vol
fabuleux dimanche 17 avril 2011 pour nos compères Bidochon et Néné, le
premier sous sa Peak, le deuxième sous sa Sigma 6, les deux calés bien au
chaud dans leur cocon.
Dès le café Bidoche annonce la couleur : « sud-ouest faible, pas de foehn,
thermique bon, c’est le jour pour passer la Furka !». C’est le branle-bas de
combat, pas le temps pour mettre les pampers ni programmer le GPS, dès 10h00
du mat’ les thermiques sont annoncés sur l’emagramme.
Sur l’Aprily, petit verrou à sauter aux alentours de 2'200 mètres, Pervers
et Lapin qui accompagnent les premiers kilomètres, et feu !
Première transition, premier pipi pour Néné : c’est diurétique le café !
Jusqu’à Viège le plafond ne dépasse pas 2'700 mètres. Les conditions sont
musclées malgré l’absence de vent. De l’aveu de Bidochon, les plus fortes
conditions qu’il lui ait été donné de rencontrer ! Ca monte facile depuis
tout en bas certes, mais les thermiques sont désorganisés, puissants et
instables. Les 8 m/s sans prévenir sont légion, faut bien tenir les bouts
d’aile !
Sur Brig, première rencontre avec d’autres voiles, des bolides : Omega 8 et
Mantra R.10. S’ils restent en l’air dans ces conditions sous ces machins, on
peut continuer ! Le plafond s’élève au fur et à mesure de l’avancée. Sur
Fiesch, il dépasse déjà les 3'100 mètres. L’approche de la Furka est
prudente : faut arriver avec un max’ de hauteur pour assurer le coup! Avant
la Furka Bidoche crie : « on fait quoi ?! ». Pas d’hésitation possible, on
est au plafond à 3'200 mètres, il n’y a plus qu’une longue transition
jusqu’au verrou ensoleillé qui termine la vallé de Conches, ça remonte
depuis tout en bas, il faut attaquer le plané ! Tout se passe comme prévu
sur la Furka, la montée est facile dans un thermique bien organisé. A 3'300
mètres c’est la bascule pour un long plané au-dessus d’un col encore tout
enneigé. C’est pas là qu’on va trouver un thermique ! Le plané est paisible,
de quoi soulager une seconde fois la vessie pour Néné, qui se contorsionne
dans son cocon ! Pourvu que personne n’observe le manège depuis le col ! Pas
un bip jusqu’à l’hospice, tout au bout du plateau : c’est là visiblement
qu’il sera possible de trouver quelque chose. A deux, c’est plus facile de
ratisser, les oiseaux en bas n’ont pas décidé de donner un coup de pouce,
mais bientôt, bip, biip, biiiiiiip, ça monte !
A partir de là, rejoindre l’Oberalpass est un jeu d’enfant. Les faces sud de
la vallée d’Andermatt sont généreuses. Sur l’Oberalpass 3 éoliennes
indiquent le vent : Nord ! C’est la grande face exposée ouest au-dessus
d’Andermatt qu’il faut viser. Long plané encore pour arriver aux alentours
des 2'000 mètres. Pas même le temps de se poser de questions : ça hurle, ça
gueule, ça ouine, ça branle, ça monte !
L’Oberalpass est plus bas (2'000 mètres) que la Furka (2'400 mètres), et
surtout plus court, le franchir est un jeu d’enfant. Maintenant il faut
faire juste ! Néné qui connaît les lieux pour y avoir plouffé une année plus
tôt sait que le versant exposé sud est sous le vent du Nord. Bidoche hésite,
à gauche c’est plus ensoleillé et le relief est plus haut, mais accompagne
bientôt Néné sur la droite de la vallée. Sur une petite butte au-dessus de
Sedrun, c’est en soaring qu’ils pistent le thermique. Bidoche voit des
voiles 1'000 mètres plus haut en face et gueule : « on s’est trompé de
côté ! » A peine le temps de finir sa phrase que le vario s’agite ! En
quelques petites minutes, c’est un généreux +7 décalé par le vent qui les
hisse à près de 3'400 mètres. Yahouu ! Coire, c’est cette tâche blanchâtre
là-bas tout au bout ! Maintenant, ça devrait être le saut d’obstacles, il
est à peine plus de 16h00, 4 heures de vol sont encore possibles ! Sur la
prochaine arrête : fastoche, ça remonte ! On continue. Au prochain
thermique, Bidoche ne prend pas la peine de faire le plafond. Néné continue
jusqu’à 3'400 mètres d’altitude. On continue, Bidoche devant, mais plus bas.
Dès lors les conditions de vent changent : le vent qui jusqu’alors soufflait
de dos s’installe résolument de face. L’arrête suivante est passée au
ralenti pour Néné à plus de 3'000 m. En-dessous, Bidoche se fait enterrer
sous le vent de vallée et renonce à se battre pour remonter : l’épuisement
se fait sentir. Après près de 6 heures de vol, il pose à Disentis/Munster.
Plus haut Néné doute : poser au même endroit ou se battre pour tenter
d’aller jusqu’à Coire tout seul ?! La fatigue aide à trouver un compromis :
ce sera un long vol plané et des séries de 3-6 pour poser à Trun, à près de
130 kilomètres du décollage !
Le retour ? Autant long en train qu’en vol : 6 heures ! Merci à Pervers et à
Lapin pour avoir amené une voiture en gare de Sierre, à 23 heures y a plus
de bus pour remonter à Crans !
René et Olivier
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